Publi le dimanche 11 mai 2008
Dimanche 11 mai 2008
SOINS DE SANTÉ DANS LE PRIVÉ ACCESSIBLES AUX DÉMUNIS ?
LES SOINS DE SANTÉ DANS LE PRIVÉ NE SERONT PAS VRAIMENT ACCESSIBLES, AUX PLUS DÉMUNIS DE LA SOCIÉTÉ Tout comme la plupart des citoyens, je n’ai pas eu accès au jugement rendu il y a quelques années, par la Cour suprême du Canada : au sujet des soins de santé qui deviendraient accessibles; autant dans le réseau public que dans le réseau privé, c’est-à-dire, à une médecine à deux vitesses. Et, quand bien même, je lirais de A à Z ce jugement qui a déjà perdu de sa célébrité, je ne possède pas les connaissances et les expériences requises pour me prononcer sur les points de lois et de droits, en justice et en médecine. ENTRE LA MÉDECINE ET LE PATIENT, IL Y A UNE PERSONNE HUMAINE PEU IMPORTE SA SITUATION FINANCIÈRE Pour cette raison seulement, j’ajoute mon point de vue personnalisé sur ce grand débat de société: les soins de santé au Québec. Devraient-il être accessibles à tous, autant dans le réseau public que dans le réseau privé ? Pour y arriver, je ne peux faire autrement que de politiser légèrement un exemple concret en ce qui touche une situation dans ma santé; dans le réseau public comme dans le réseau privé. Grâce à la persévérance d’un simple citoyen qui a mené sa cause personnelle, jusqu'au bout; un jugement de la Cour suprême a été rendu à ce sujet. En se tenant la main tous ensemble, et en partageant nos expériences personnelles sans entrer dans les détails; souvent la situation d'une personne devient d'intérêt publique. Peu à peu, la situation délicate de ce grand débat de société, finira bien par s'améliorer; lentement mais sûrement ! J'adore fonctionner par des exemples, ce qui m'aide à mieux exprimer ce que je veux dire vraiment: A l’été 2000, alors que j'habitais la région de Québec, le professionnel Docteur traitant me prescrit des soins de physiothérapie pour diminuer, le plus rapidement possible, une période aiguë de douleurs chroniques au dos. Au service de physiothérapie de l’hôpital, on m'informe que le délai d’attente était de 4 à 9 mois. Plutôt que de risquer de me retrouver encore sur une civière, dans les froids corridors des hôpitaux, j’ai ouvert ma tirelire contenant $550. que je conservais advenant une situation d'urgence, heureuse ou malheureuse. Dans la présente situation, je pouvais alors me payer des soins de physiothérapie en clinique privée, située à un mille de chez-moi; ce qui me permettait de m'y rendre en transport adapté. Mon besoin médical véritable consistait approximativement à recevoir 21 traitements de physiothérapie. Malheureusement, cette somme d'argent n'a servie qu'à me payer 7 traitements, compte tenu de l’ouverture du dossier et du premier traitement, qui s'élevait à près de $100. Les transports aller-retour s'élevaient à $5,50 à chaque traitement. "Ici, je viens ajouter une note en soirée du le 18 mai 08: En jetant un coup d'œil dans mon cartable de textes publiés et non publiés, j'ai lu un mini article opinion, publié dans le journal, Le Soleil, en date du 14 avril 2003, au sujet des services de santé au privé. Ce débat de société me prend vraiment à cœur. J'ai donc investit environ la somme de $280.(reçus) pour ces 7 traitements de physiothérapie dont il est question dans mon article présent; et bien $550. (reçus) pour faire sortir mes documents médicaux au complet, de l'hôpital principal, de la Clinique principale et des hôpitaux de Québec pour les visites en urgences ou les transferts. Donc, j'ai même investit dans ma santé au privé, bien plus que le contenu de ma tirelire; toujours vide depuis ce temps !" Suite aux 7 soins reçus en clinique privé, j’ai réellement constaté une importante diminution de la douleur plus intense; ainsi j'ai réussi à désengorger les urgences de l'hôpital d'une façon originale quand même; et attendre patiemment ma place, dans le réseau public de l’hôpital. Une nouvelle évaluation, un nouveau dossier tout à recommencer; mais j'ai finalement obtenu mes traitements de physiothérapie. Vaut mieux les recevoir plus tard, que jamais; par contre, je ne recommencerai plus ce genre d'expérience qui n'est pas la solution vraiment idéale pour une personne démunie financièrement, et qui aurait besoin de soins immédiats, pour éviter de rencontrer la douleur chronique aigüe: celle qui rend fou (terme de Radio Canada). En 2002, j’ai dû attendre 9 mois avant que l’hôpital me convoque pour recevoir une nouvelle série de traitements de physiothérapie, en vue de faire diminuer une autre période de douleurs intenses. J’ai dû me résigner à consommer des remèdes puissants, contre l’inflammation et la douleur. Au bout de neuf mois, je ne pouvais pas me rendre à cet hôpital, pour suivre ces traitements; à raison de deux fois par semaine. Les longues distances en automobile augmentent considérablement le degré de la douleur; en période de douleurs intenses. Finalement, comme bien des personnes au Québec, je n’ai pas eu accès aux véritables soins de santé prescrits, et ce, autant pour le réseau de la santé au public, que dans le réseau de santé du privé. Le service de santé privé existe depuis bien longtemps : en 1982, j’ai suivi les recommandations du médecin traitant : aller suivre des soins de physiothérapie en clinique privé, dans un hôpital à Québec. A mes frais personnels, je me suis payée une petite semaine de détente malgré tout: ce que l'on appelle, joindre l'utile à l'agréable. Près de Place Laurier, un endroit familier pour moi, j'ai choisi un petit hôtel à l'époque appelée "Motels Louise" où j’ai séjourné pendant une semaine, le temps de recevoir les traitements. Hélas, le Docteur de Québec a refusé de faire un bilan des soins reçus dans ce réseau de santé privé, et ce, à l’assurance gouvernementale publique. Si je ne l’avais pas vécue d'abord, mais lu bien des années plus tard, dans mon dossier médical qui m'a coûté plus de $550. à faire sortir des hôpitaux et de la clinique médicale principale; je croirais avoir rêver. Vaut mieux un tien, que deux tu l’auras ! Rien n'arrive pour rien et rien ne sera perdu: j'ai fait des découvertes extraordinaires à la lecture de ces documents médicaux: un vrai récit ou roman "à la Robin Cook", si je décidais d'écrire un livre ou une série de documents de santé constructifs tels: des billets, des articles, des chroniques comme je le fais actuellement, à travers cette chronique. Les citoyens vivant en dessous du seuil de la pauvreté, n’arriveront que très rarement, à se payer des services de santé dans le réseau privé. Un seul avantage apparaît à l’horizon, pour aujourd’hui : les gens aisés financièrement, qui se font soigner dans le réseau privé, nous aideront à obtenir une place plus rapidement, dans le réseau public. Au lieu de toujours attendre après le Gouvernement, l'état ou la société pour obtenir quelque chose: pourquoi ne pas se questionner différemment:" Qu'est-ce que je peux faire personnellement, pour aider la société, le Gouvernement ou l'état ? Essayons tous ensemble, de trouver des solutions réalistes, pratiques et peu couteuses, à nos besoins de santé; quand cela est possible. En voici quelques-uns, en souhaitant que vous ajouterez les vôtres : apprendre à mieux se détendre, prendre contact avec notre respiration, des visites à la piscine du coin, des marches régulières à l'air pur, une saine alimentation bien équilibrée, des trucs sur la méditation, la détente physique et mentale; tout cela avec les remèdes prescrits et un suivi médical sérieux; ce sera un très bon début. Quant aux gens mieux nantis financièrement, il y a un peu de tout sur le marché pour retrouver ou conserver une meilleure qualité de vie, et de santé : À partir des cours de yoga, de la piscine du coin, jusqu’aux voyages dans le Sud. Alors Bon voyage ! En espérant que vous déciderez de restez là-bas, plus longtemps que prévu; pourquoi ne pas songer à déménager dans les pays plus chauds ? ( Enfin, une place ou deux de plus, dans le réseau public de la santé ). Dans les pires situations, il est possible de retourner à la prière, à la messe le dimanche, prier devant le Saint sacrement, revenir aux sacrifices, aux offrandes, aux indulgences plénières, pratiquer sa patience, revenir au vrai pardon en profondeur, aux thérapies de guérisons des souvenirs etc. Possiblement qu'une meilleure place vous attendra dans le Ciel, m'a même déjà confirmé un religieux; en parlant de mon père décédé en 1974, et très croyant pratiquant à travers les milles misères financières. En bons chrétiens patients, allumons une ou deux chandelles lors d’une visite à l’Église, en intercédant auprès d'une personne de votre choix, ayant été reconnue comme une Sainte personne par l'Église; peut-être y aura-il alors, la possibilité d'une guérison miraculeuse ? En ce domaine seulement, paraîtrait-il que cela peut se vivre ? Essayons dans la communion des saints, de trouver un nouveau sens, à tous ces non-sens. Dans les situations réellement désespérantes, il y a une possibilité de faire une intercession auprès de Saint Jude ou du Frère André, paraît-il. Et, consolons-nous patiemment, en songeant: "Ce sera possiblement aussi, pour la prochaine fois" ! Patricia Turcotte © le 11 mai 2008Chiffon | 2008-05-11 18:26:56
